Le Festival du film d’Éducation


C’ est d’abord un festival de cinéma! Autour de l’Éducation, des films, des débats, des initiatives lycéennes‚  rassemblent la communauté éducative‚ les réalisateurs‚ les spectateurs... sur un regard soucieux de l’avenir de l’Éducation.
 Quand l’Éducation s’occupe de cinéma, elle participe à la construction de jeunes citoyens critiques face à toutes les images, dans lesquelles ils sont Immergés.Quand le cinéma s’occupe d’éducation, il participe à la construction d’une société humaine plus intelligente et solidaire.

Christian Gautellier

Directeur du festival


    • Bilan de la 7ème édition des échos du festival, en Alsace

L’édition 2016 des échos du Festival du film d’éducation s’est concrétisée par une dizaine de séances de projections réunissant, au total, près de 800 personnes. L’accent a été mis sur un partenariat renforcé avec la Ville de Strasbourg et un nouveau partenariat avec le Cinéma Odyssée à Strasbourg. La mobilisation générale a été bien plus importante que lors des précédentes éditions. La qualité des échanges a été au rendez-vous et de nouvelles personnes ont pu découvrir le festival, notre association et les valeurs que nous défendons. Le festival a, une nouvelle fois, porté notre démarche d’éducation populaire, en permettant une réflexion approfondie des thématiques abordées dans les films ainsi que des ateliers d’accompagnement culturel.


  • Toutes les séances en chiffres…

    Mardi 19 avril, 20h  : soirée courts-métrages en partenariat avec La Cigogne Enragée sur le campus universitaire de Strasbourg : 60 personnes
    Mercredi 20 avril 9h : projection scolaire de courts métrages au cinéma Odyssée, Strasbourg : 212 personnes (enfants + adultes)
    Mercredi 20 avril 14h15  : projection accueil de loisirs de courts métrages au cinéma Odyssée, Strasbourg : 155 personnes (enfants + adultes)
    Jeudi 21 avril, 9h  : séance en présence d’Hanane Karimi, Patience, patience t’iras au paradis ! : 106 personnes
    Vendredi 22 avril 9h : séance Travail social en partenariat avec l’IFCAAD (Moniteurs-éducateurs IFCAAD, stagiaires en formation professionnelle d’animation CEMEA) sur le racisme autour de Trop noire pour être française ? » : 65 personnes
    Samedi 23 avril, 20h15 soirée Parole de King en présence des membres de l’association Genres
    Pluriels de Bruxelles : 54 personnes + atelier Drag King dimanche 24  : 15 personnes
    Mardi 26 avril, 20h15 soirée autour de Trop noire pour être française ? au cinéma Odyssée, en présence de Céline Gelie : 84 personnes
    Mercredi 27 avril : 2 séances autour de La petite Casserole d’Anatole au quartier mineurs de la maison d’arrêt de l’Elsau en partenariat avec le STEMO et la PJJ : 6 personnes
    Vendredi 28 avril, 9h30 à la maison de l’image : séance autour du film Patience, patience t’iras au paradis ! avec les stagiaires en formation professionnelle des Ceméa (Brevet d’Aptitude Professionnelle d’Assistant Animateur Technicien de la Jeunesse et des Sports+ Diplôme d’Etat de la Jeunesse, de l’Education Populaire et du Sport) : 37 personnes

    Total spectateurs/spectatrices : 794 personnes

    1. Soirée de projections sur le campus universitaire de Strasbourg

    L’édition 2014 du festival avait donné naissance à un partenariat innovant avec La Cigogne Enragée, association de promotion de la création cinématographique et organisatrice du festival Chacun son court. Le partenariat entre nos deux associations a, une nouvelle fois, donné lieu à une belle soirée de rencontres entre nos deux festivals, nommée regards croisés, au cours de laquelle des films de chaque festival ont été présentés. Une soirée de qualité organisée sur le campus universitaire où le public étudiant (mais pas que) a pu assister à ces projections gratuitement et dans la convivialité. Une salle avait été mise à disposition pour accueillir un apéritif dinatoire afin de poursuivre les échanges. Des regards croisés sur les cinq films présentés tant sur la forme que sur le fond ont donné lieu à des échanges stimulants sur ces questions de société au coeur de l’actualité.

    2. Au cinéma Odyssée

    Cette année, le projet du festival du film d’éducation a connu une nouvelle dynamique grâce au soutien du Département cinéma et audiovisuel de la Ville et Eurométropole de Strasbourg. Le festival s’est alors déplacé au cinéma Odyssée, réputé pour sa belle salle de projection et ces espaces confortables ; adaptés à nos volontés d’animation.

    Six séances ont été proposées : deux soirées, en plus de la traditionnelle séance travail social, ainsi que deux séances jeune public (une scolaire et une pour les accueils de loisirs). Chaque séance a été accompagnée d’un débat ou d’une animation spécifique et a réunie beaucoup de monde. Cette année, l’accent a été mis sur les questions de genre et de racisme structurel et plus largement de discriminations avec des débats de qualité. Nous avons également pu organiser deux séances pour les enfants autour des questions de différence, d’identité et de vie en groupe.

    Ø Emancipation et empowerment [1]
    La doctorante en sociologie, Hanane KARIMI a accepté de dialoguer avec la salle composée quasi exclusivement de personnes en situation d’apprentissage du français des centres socioculturels de la ville, après le documentaire Patience, patience t’iras au paradis ! sur le parcours de femmes issues de l’immigration maghrébine et leur vécu. De riches échanges ont pu avoir lieu sur la solidarité entre elles, les difficultés d’intégration et d’apprentissage du français, les possibilités offertes par la nonmixité, le pouvoir d’agir et l’émancipation.

    Ø Le genre [2]en débat

    Ø L’afro-féminisme à l’honneur !

    Une très belle soirée, réunissant près de 90 personnes, sur les questions de racisme, d’intersectionnalité [3] et de discriminations en France a eu lieu le mardi 26 avril. Céline Gelie, militante afro-féministe, est venue de Paris, témoigné de son vécu et de sa militance, du statut particulier des femmes noires en France et de l’oppression spécifique de ce groupe-là. Notre envie commune de pouvoir sensibiliser les personnes présentes mais aussi de pouvoir trouver des pistes d’actions une fois le constat posé a été enthousiasmante.Le même film a été proposé lors de la séance « travail social » organisée en partenariat avec l’IFCAAD à destination des groupes en formation. Ainsi, les stagiaires en formation BPJEPS (Brevet Professionnel de la Jeunesse, de l’Education Populaire et des Sports) des Ceméa ont pu rencontrer la promotion de stagiaires en formation moniteur-éducateur à l’IFCAAD [4]. Une séance construite spécifiquement pour eux et elles leur a permis d’échanger sur leurs ressentis du film mais également d’alimenter les débats sur la place des femmes noires en France et le racisme d’Etat. Une séance qui fait suite au travail entamé en formation sur les discriminations et leurs responsabilités en tant qu’acteurs et actrices éducatifs auprès de publics variés.

    Un accompagnement culturel spécifique a donc été créé afin de favoriser la rencontre et les échanges entre les personnes. Nous avons pu bénéficier de l’espace à l’étage du cinéma, propice à l’animation. Plusieurs questions et problématiques ont été abordées, ce qui a permis d’alimenter un débat suite au visionnage du film.

    noires en France et de l’oppression spécifique de ce groupe-là. Notre envie commune de pouvoir sensibiliser les personnes présentes mais aussi de pouvoir trouver des pistes d’actions une fois le constat posé a été enthousiasmante.

    Ø Des enfants joyeux et intéressé.s !

    Les deux séances autour des films d’animation jeune public ont été animées par les stagiaires sen formation professionnelle accompagnement culturel. 4 films de 3 à 10 minutes ont été projetés aux enfants accompagnée.es de leurs enseignant.es, parents ou animateurs et animatrices. Chacun des films a été introduit par une petite animation mettant en jeu les enfants par l’écrit, le corps ou la voix. Des scénettes ont également été proposées par les animateurs et animatrices des Ceméa pour introduire les thématiques des films portant sur les différences, le vivre ensemble, le respect de chacun et chacune. Les deux séances ont rencontrées un franc succès et nous avons même dû refuser plusieurs classes pour la séance scolaire du mercredi matin. Les animations ont beaucoup plu aux enfants et aux adultes ; chaque enfant a pu écrire au personnage qu’il ou elle avait préféré et les personnages de chaque film ont répondu aux jolies cartes reçues.

    3. Journée à la maison de l’image

    Dans le cadre de leurs formations professionnelles aux métiers de l’animation, deux des promotions de stagiaires des Ceméa Alsace ont vécu une journée commune sur le festival du film d’éducation. En tout, 35 personnes en formation BAPAAT et DEJEPS se sont rencontré autour d’une projection du film Patience patience t’iras au paradis ! à la Maison de l’image, rue Kageneck. L’occasion pour ces professionnel.les du champ de l’animation de découvrir ce partenaire et ses activités et de vivre une journée placée sous le signe de l’accompagnement culturel. Les objectifs étaient, entre autre, de vivre une approche sensible, une démarche d’accompagnement culturel et de se poser des questions sur une thématique de société dans le but de faire le lien avec leurs vécus mais également avec leurs lieux de travail (des structures socioculturelles et éducatives de la région). A l’issue de la projection à la maison de l’image, les stagiaires ont vécu une après-midi animée par les formatrices des Ceméa afin de prolonger le visionnage et de toucher les thématiques des films d’une autre manière que par le débat.

    4. Projections en quartier mineur de la maison d’arrêt

    Pour la première fois depuis le début du festival, des projections accompagnées d’animation ont pu avoir lieu au sein de la maison d’arrêt de l’Elsau à Strasbourg, dans le quartier mineur. Une occasion de rencontrer des jeunes garçons incarcés et suivi par des éducateurs de le Protection Judicaire de la Jeunesse. Notre partenariat avec le STEMO (Service Territorial Educatif de Milieu Ouvert) de Koenigshoffen a donné lieu à un parcours de festivals locaux sur plusieurs mois pour les mineurs en détention. Deux animations d’une heure ont pu avoir lieu dans le cadre de cette édition de nos échos autour du film La petite casserole d’Anatole. Nos objectifs pour ces ateliers étaient autant la découverte du film d’animation que le partage et les échanges sur la thématique de « trainer une casserole » à travers l’expression des émotions suscitées par une fiction animée. Malgré des soucis qui techniques qui nous ont amenés à lire l’histoire dans l’album de jeunesse, des thèmes comme le regard des autres, le fait d’avoir ou de mettre des étiquettes aux personnes, d’avoir des qualités, d’accepter son passé ou encore d’avoir des rêves ont pu être abordés avec les jeunes. Les échanges ont été assez mouvementés mais les jeunes avaient une grande envie d’échanges sur des questions qui leur sont chères comme le racisme ou les discriminations, le travail ou le poids de leur peine de prison pour leur avenir. Une expérience riche qui restera gravée dans les esprits.

    5. Une mobilisation des partenaires au niveau local

    Grâce au soutien de la ville de Strasbourg, le cinéma Odyssée, cinéma municipal, nous a ouvert ses portes pour la première fois. De belles conditions de projections pour le public et un partenariat important pour la dynamique audiovisuelle et cinématographique au niveau local. La Ville de Strasbourg a également apporté sa contribution ; un soutien financier qui nous permet de maintenir et d’enrichir la qualité de notre action et l’impression de nos supports de communication.

    Grâce au dispositif Passeur d’Images mis en place par Alsace Cinémas, les groupes d’enfants et d’adultes venant au festival hors temps scolaire ont pu bénéficier de tarifs préférentiels à 1 euros.

    La DRAC nous a également soutenu financièrement pour la réalisation de cette action ; ils contribuent à la légitimité d’un tel évènement dans le paysage culturel et éducatif alsacien.

    L’Université de Strasbourg, à travers le partenariat avec la Cigogne Enragée nous permet de pouvoir organiser une projection dans un des amphithéâtre sur le campus.

    1. Documents joints