• ₪Examen d’État

    Un film de Dieudo Hamadi

          Mercredi 3 décembre à 17h00 / Compétition longs métrages

  • Documentaire

    France - 92 min

  • À Kisangani, en République Démocratique du Congo, un groupe de lycéens s’organisent pour préparer l’examen d’état. Ils ont été exclus du lycée dans la mesure où ils n’ont pas pu payer « la prime des professeurs ». Une plongée dans une Afrique où les problèmes d’éducation se mêlent à la religion, à la superstition et à la politique. L’avenir de la jeunesse africaine n’est décidément pas assuré.

    A group of high school students in Kisangani, in the Democratic Republic of Congo, are organising themselves to revise for the state exam. They’ve been sent away from the high school for not being able to pay the "teachers’ bonus". An in-depth look at Africa, where educational issues are mixed with religion, superstition and politics. The future for young Africans is far from being assured.

    image : Dieudo Hamadi

    son : Dieudo Hamadi

    montage : Rodolphe Molla

    production : AGAT Films & Cie / Julie Rhône

    adresse : 52, rue Jean-Pierre Timbaud, 75011 Paris, France

    téléphone : + 33 (0)1 53 36 32 32

    courriel : julie(at)agatfilms.com

    www.agatfilms.com


    Parcours Jeunes critiques de cinéma, la critique de Tiphaine Joly et Héléna Patern.

    En République Démocratique du Congo,on peut suivre à travers ce film le parcours de jeunes lycéens qui passeront leurs examens d’État. Et qui seront, par manque de moyens financiers, exclus de leur établissement, les laissant livrés à eux-mêmes pour terminer le programme scolaire afin de sauver leurs avenirs. Ce film met bien en avant la détermination des jeunes Congolais face à la difficulté d’accéder à l’enseignement comme l’a fait M. Plisson dans son film « Sur le chemin de l’école ». Cet enseignement est cher et de mauvaise qualité, ce film montre l’injustice et l’inhumanité des dirigeants face à ces jeunes qui ne désirent qu’obtenir leurs diplômes afin d’avoir une vie décente. Ce film touchant ne nous laisse pas indifférent face à la misère qui règne au Congo. Malgré cela, il y a quand même de nombreux points faibles qui rendent le film parfois très long et nous font décrocher tel que les croyances et superstitions trop présentent contrairement à la culture qui n’est pas assez mise en avant. Ces scènes dédiées aux cultes sont trop répétitives et souvent non traduites ce qui nous laisse dans l’ennuie durant des longs moments et dans une attente désagréable. La morale quant à elle change au moment où les élèves décident de tricher pour obtenir leurs diplômes et par ce procédé atteignent leurs objectifs. Cela donne une mauvaise morale qui reviens à dire que l’on ne peut réussir dans la vie sans tricher, hors la morale du début mettait en valeur des élèves qui travaillaient dur pour réussir.

    Ce film reste dans l’ensemble intéressant dans le sens où il nous fait découvrir la dure vie des jeunes Congolais. Cependant les nombreuses longueurs de ce film et sa morale trop changeante le rende quelque peu décevant.

    La critique de Carla Deligny et d’Olivier Laurine

    Dans le film « Examen d’état », le réalisateur Dieudo Hamaldi, nous plonge dans le quotidien d’un groupe d’étudiants congolais dont les conditions de vie et d’apprentissage sont déplorables. Entre la misère des familles et l’inéquitable système scolaire où seuls les étudiants pouvant payer ont le droit de s’instruire, on assiste au parcours d’un groupe se définissant comme les « leaders » de leur classe dans l’incapacité de payer la « prime des professeurs » se retrouvant donc privés de l’enseignement dont ils ont besoin pour avoir une chance d’accéder à l’Examen d’état, qui est un élément crucial dans le déroulement de leur vie future dans des conditions décentes. Ces jeunes congolais, de par leur esprit de solidarité et leur volonté de réussir, vont former ensemble une coalition et lutter pour l’obtention de ce diplôme, quitte à enfreindre le règlement. Ce film nous fait ressentir la détresse de ces lycéens face à un examen dont l’échec semble imminent, mêlant le désir de les voir réussir suivit par le sentiment de déception face à leur renoncement à l’apprentissage légitime.

    La dimension réaliste de ce film est communiquée par les plans simples reflétant le quotidien de ses congolais, tournés à la façon d’un documentaire. Ces plans transmettent objectivement la réalité de leur vie. En suivant Joël au sein du groupe d’étudiants, nous pouvons constater que les croyances et l’obscurantisme sont omniprésents dans leur société, notamment pour Joël, qui apparaît assez naïf. Le seul aspect négatif de ce film pourrait être l’incitation commune à la tricherie mais elle est justifiée par l’injustice à laquelle ils sont confrontés. Ainsi que par l’obtention de leur examen qui sera déterminant pour leurs vies futures.

    Le film nous permet de prendre conscience de la difficulté d’accès à l’éducation dans certains pays, ainsi que des conditions très inégalitaires d’apprentissage où les raisons économiques sont plus importantes que le droit à l’instruction. Pour le spectateur français, c’est une prise de conscience de la chance dont nous bénéficions de pouvoir entreprendre un cursus scolaire nous garantissant une situation stable et durable pour notre avenir, ce qui se devrait d’être accessible à tous.

  • Les Ceméa coordonnent l’organisation du Festival,
    animé par un comité de pilotage des partenaires locaux et nationaux.
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