• ₪Des intérêts partagés et croisés entre l’ENPJJ et les Ceméa

          

  • A l’occasion de la remise des Prix, lors de la séance de clôture, Mme Doignies, Directrice générale de l’école nationale de PJJ ; a souligné à travers le partenariat entre le festival et son école, le croisement de nos intérêts sur les questions d’éducation...

  • Voici le discours prononcé par Mme Doignies, devant plus de 200 participants.

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    "C’est un grand plaisir, Monsieur Gautellier, de me retrouver, ce soir, avec vous, et devant vous tous, mesdames, messieurs, qui partagez, je le sais, le même intérêt que moi pour les questions d’éducation.

    Car en tant que directrice générale de l’Ecole nationale de protection judiciaire de la jeunesse, ce festival, depuis maintenant 10 ans, permet le croisement de nos intérêts, et ce, doublement.

    Ce festival, en premier lieu, comme « ces échos » sur le territoire national, parle d’éducation, d’élèves, de pédagogie, de justice, de rencontre, d’espoir, de résilience, de professionnels investis, d’expériences innovantes et de jeunes, et de moins jeunes, qui ont soif d’apprendre et d’aller plus loin. Le public ici présents, enseignants, animateurs, travailleurs sociaux, éducateurs, quelques jeunes aussi, témoignent d’un intérêt commun pour cette question. C’est pour cela, qu’aux cotés des CEMEA, qui partagent naturellement nos préoccupations de l’éducation et de l’éducatif, la Protection judiciaire de la jeunesse, et son école, l’ENPJJ, soutiennent ce festival depuis ses début, il y maintenant 10 ans. Des services de la PJJ, comme des pôles territoriaux de formation de notre école [PI :Bordeaux, la Réunion] participent en particulier à ces « échos du festival », qui permettent d’amener sélection de films, mais surtout rencontres et débat, au plus près des jeunes et des professionnels intéressés par ces questions d’éducation.

    Ici aussi, à Evreux, historiquement, l’ENPJJ vient rechercher dans ces rencontres des éléments pour la formation. Chaque année, des élèves éducateurs, ou issus de la classe préparatoire intégrée au concours d’éducateurs, viennent ici puiser des enseignements et des sources d’inspiration. Cette année ce sont cinq de nos élèves de la CPI qui viennent ici se construire une culture de l’éducatif, devant les films présentés et dans les rencontres, plus ou moins formelles, proposées.

    Mais quand je vous disais que le FFE croisent doublement nos intérêts, c’est parce qu’en plus de parler d’éducation, il parle de films. Pour un éducateur, ce n’est pas rien. Nous savons bien que cette relation éducative, ténue, toujours à consolider, a besoin d’outil, d’objet de médiation. Des générations d’éducateurs, au sens large, ont utilisé le média « cinéma » pour créer du lien, générer des débats, donner du sens. En plus de parler d’éducation, ce festival le démontre et offre à des professionnels de l’action éducative des outils pour travailler avec les mineurs. Le FFE est ainsi, si la taille des promotions le permet, intégrer à la formation des éducateurs, à qui l’on demande, au titre d’exercice pédagogique, de s’inspirer de ce qu’il se passe ici pour être en capacité d’animer, dans les services de prise en charge, des débats autour des films qui ont été à Evreux, depuis 10 ans, présentés et primés. Ces 5 dernières années, une centaine de stagiaires et d’élèves sont venus, au FFE, apprendre quelques chose de leur métier d’éducateur.

    Au sein de ce partenariat, j’aimerais terminer par un élément qu’il ne faudrait pas oublier. Le festival fait l’honneur chaque année à l’ENPJJ, de permettre à un éducateur-stagiaire d’intégrer et bien souvent de présider le jury jeune. Cette année, c’est Romain Stoki, qui doit être parmi nous, qui représente la PJJ, et son école, au cœur même de ce qu’est un festival de film, à savoir visionner, commenter et, en définitive, choisir. C’est surement un grand honneur pour lui, c’en est, à coup sur, un très grand pour nous.

    Je vous remercie.

    Mme Doignies lors de la remise des Coups de cœur de 10 ans de festival à trois films, notamment celui d’Adrien Rivolier, Au Tribunal de l’enfance, a tenu à souligner la qualité et l’intérêt de ce film.

    "Ce film est un témoignage, poignant et sincère, juste aussi, et les professionnels de la PJJ pourront en témoigner, de la réalité du métier de JE, et des réalités que ces derniers, comme les éducateurs, rencontrent au quotidien. Le film parle bien sur d’éducation, et plus particulièrement de l’éducation telle que la PJJ la comprend et la pratique, même si ce film évoque plus la protection de l’enfance, que la dimension pénale du métier de JE. Ce choix démontre en tout cas, s’il fallait le démontrer, que l’éducation est bien aussi une question de justice.

    Nous connaissons bien Adrien Rivollier, que nous avons accueilli plusieurs fois à l’école, pour des interventions, me semble-t-il, mais aussi pour des recherches qu’il a accomplies au sein de notre riche fond documentaire, qui comprend plusieurs dizaines d’heures d’image sur le travail éducatif. Cela nous fait d’autant plus plaisir de voir son travail primé."

  • Les Ceméa coordonnent l’organisation du Festival,
    animé par un comité de pilotage des partenaires locaux et nationaux.
En partenariat
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Avec la participation de
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