Le Festival du film d’Éducation


C’ est d’abord un festival de cinéma! Autour de l’Éducation, des films, des débats, des initiatives lycéennes‚  rassemblent la communauté éducative‚ les réalisateurs‚ les spectateurs... sur un regard soucieux de l’avenir de l’Éducation.
 Quand l’Éducation s’occupe de cinéma, elle participe à la construction de jeunes citoyens critiques face à toutes les images, dans lesquelles ils sont Immergés.Quand le cinéma s’occupe d’éducation, il participe à la construction d’une société humaine plus intelligente et solidaire.

Christian Gautellier

Directeur du festival


    • Bilan du rapport d’activité des Ceméa sur L’animation des festivals decentralisés en 2013

  • À noter que la coordination de ces projets décentralisés s’est faite, comme pour chaque édition, lors de deux rencontres nationales de deux jours (19 et 20 juin 2013, 25 participants) à Paris, et à Évreux (5 et 6 décembre 2013, 30 participants).

    Des visionnements de films collectivement y sont mis en place. En 2013, notamment pour choisir les films à destination des jeunes publics. C’est également le lieu des « retours » des membres des comités de pré-sélection ou des personnes en charge d’une veille sur d’autres festivals. Y ont été abordées les questions de programmation, de droits, de dispositifs d’éducation à l’image… Un travail sur le cahier des charges de ces manifestations a également eu lieu, ainsi que sur la logique des partenariats, le montage des budgets. L’équipe nationale (le directeur du festival, le responsable de la programmation et l’équipe technique « com ») accompagne ces actions décentralisées du festival tant dans leurs dimensions « cinéma » que d’un point de vue organisationnel (communication, animation, etc.).

    Chacune de ces manifestations décentralisées mobilisent des partenariats à la fois issus du festival national (PJJ, ACSÉ, SCERENCNDP, CASDEN, MGEN, MAIF, MAE, Education nationale, Association nationale des conseillers pédagogiques) via des conventions, et des partenariats locaux (collectivités locales, CAF, associations de terrain, pôles image et associations cinéma). Ces partenariats se retrouvent au sein d’un collectif local, en charge du co-portage du festival décentralisé (programmation, animation, organisation). Sont mis en oeuvre des démarches d’accompagnement des spectateurs, et un travail vers différents publics, des enfants, des jeunes, des lycéens, des étudiants en formation initiale, des éducateurs, des parents et le grand public. En 2013, la consolidation de ces actions décentralisées, a vu un rapprochement, encore plus marqué vers des structures locales, au plus près des populations locales, à travers des projections et rencontres dans les quartiers ou en appui sur des centres sociaux, voire en plein air (En Languedoc Roussillon, à la Réunion, à Mayotte par exemple…).

    Le festival a poursuivi le développement des relations de proximité avec les réalisateurs des films sélectionnés et a animé ainsi en réseau l’ensemble de ces acteurs souvent issus des éditions précédentes. Ce travail en réseau permet la participation de ces réalisateurs aux projections sur l’ensemble du territoire et donc à la rencontre avec les publics. On a vu même en 2013, la mise en place de formes proche de résidence artistique… (Mayotte, avec un partenariat avec Mayotte Première).

    Le Festival du film d’éducation décentralisé en Pays-de-la-Loire

    Pendant deux semaines, du 18 au 29 mars 2013, ont été projetés dans la région six films qui racontent des histoires d’éducation…  : Au tribunal de l’enfance d’Adrien Rivollier ; La mort de Danton d’Alice Diop ; Les Carpes remontent les fleuves avec lenteur et persévérance de Florence Mary ; Les Voraces de Jean Rousselot ; Raconte-moi ta langue de Mariette Feltin ; Yéma ne viendra pas d’Agnès Petit. Le Festival régional avait en 2013 comme axe « La citoyenneté et le métissage culturel ». La volonté des Ceméa Pays-de-la-Loire était de mobiliser l’ensemble des acteurs qui agissent, au niveau du territoire, auprès d’enfants et de jeunes, et de les associer par des partenariats locaux dans un événement culturel autour des médias, de la citoyenneté et de la lutte contre les discriminations. Des réalisateurs ont été invités à présenter leur film et à échanger avec le public, ainsi que des intervenants susceptibles d’apporter leur expertise dans le champ thématique choisi.

    Cette initiative a permis de développer une pratique citoyenne des médias, une éducation à l’analyse de documentaires et pour les jeunes d’accéder à des productions cinématographiques de qualité. Un autre objectif était d’oeuvrer à rapprocher les publics éloignés de toute offre culturelle en les associant à des projections et à des rencontres. Il s’agissait aussi de soutenir la création et la production de documentaires sur des thématiques sociétales. Cela correspond à l’engagement, comme mouvement d’Éducation populaire, des Ceméa, à rendre la culture accessible à tous. En 2013, ce sont près de 1 500 personnes qui se sont données rendez-vous à ce 4ème Festival décentralisé du Film d’éducation des Pays-de-la-Loire sur les quatre départements Loire-Atlantique, Maine-et-Loire, Sarthe et Vendée, au coeur de six villes : Challans, Coulaines, Le Mans, Mûrs-Érigné, Nantes, Saint-Nazaire, lors de 32 séances auxquelles ont été associés 26 intervenants.

    - Le profil des spectateurs

    Des habitants des quartiers populaires...

    Le travail réalisé sur le département de la Sarthe, avec des structures socio-éducatives de proximité, en direction des habitants des quartiers, est un axe fort de développement du festival à poursuivre... Non seulement ils étaient là mais de surcroît très investis dans les échanges après chaque film. Ce sont essentiellement les femmes issues des quartiers (en Zone Urbaine Sensible) qui ont participé à cet événement : le travail avec les centres sociaux a donc porté ses fruits. De plus, des étudiants bénévoles de l’AFEV étaient présents et ont pu alimenter leur pratique bénévole à partir des échanges provoqués par les documentaires, notamment autour d’une réflexion sur la contextualisation sociale de l’accompagnement à la scolarité… À Nantes et à Saint-Nazaire, où a été également fait le choix de projeter des films dans des structures socioculturelles, les habitants des quartiers et usagers étaient cependant encore insuffisamment présents, le public étant majoritairement issu du milieu associatif ou composé des professionnels du social et/ou de l’éducation.

    Pour que le festival soit réellement une manifestation ouverte à tout public, autour de questions d’éducation concernant tous les citoyens, les Ceméa continueront à développer les partenariats mis en oeuvre, la diffusion de la communication et le choix des lieux de projection des films...

    Un public diversifié en Aquitaine

    L’édition décentralisée en Aquitaine de la manifestation nationale qui se déroule chaque année à Evreux, organisée par les Ceméa, en partenariat avec la Protection Judiciaire de la Jeunesse(PJJ). Cette année, les Échos se sont déclinés en deux temps, un en Aquitaine Nord à Lormont, un en Aquitaine Sud à Tarnos, avec le soutien du Conseil régional Aquitaine. L’accès aux Échos est totalement gratuit.

    Les Échos à Lormont se sont déroulés les 25 et 26 Février 2013, au Pôle Culturel et Sportif du Bois Fleuri, mis à disposition par la Ville de Lormont, véritable partenaire de la manifestation.

    Trois séances ont donc été proposées à trois types de public :
    - Séance 16-18 ans : le lundi 25 février après-midi, étaient projetés C’est gratuit pour les filles et Petite flamme, à destination d’un public composé de jeunes (16-18 ans). Issus d’établissements scolaires (Lycées de la Mer de Gujan Mestras, La Morlette de Cenon, Victor Louis de Talence, Pôle Relais Insertion Condorcet) et de structures à vocation sociale (Prado), ce sont 135 jeunes qui ont pu participer à ce temps composé d’une projection des oeuvres et de temps d’échanges en petits groupes ensuite, animés par des militant(e)s Ceméa et des éducateurs/trices stagiaires de la PJJ.
    - Séance tout public : le lundi 25 février en soirée, le film 17 filles (traitant de la grossesse adolescente) était proposé à un public plus large, familial. À la suite de cette projection, un temps de débat avec la salle était animé par Laetitia Franquet, sociologue. Une trentaine de personnes ont assisté à cette soirée.
    - Séance professionnel(le)s, stagiaires et bénévoles des métiers de l’éducation, de l’animation et du travail social : le mardi 26 février après-midi. Suite à la projection de Même pas mort et C’est gratuit pour les filles, le public a pu échanger avec trois intervenant(e)s (Vincent Chapon, sociologue, Sébastien Dierlich, animateur professionnel et formateur, et Julie Soler, éducatrice PJJ) sur la problématiques de la violence (pré-)adolescente. Environ 60 personnes ont participé à cet après-midi. À noter sur cette manifestation, la présence, en tant que spectateurs/trices, d’un groupe de stagiaires BPJEPS, qui participaient aux Échos dans le cadre de leur formation. Cette année, les Échos ont également été mis en place en Aquitaine Sud, en lien avec l’ouverture d’une antenne partagée Ceméa-Aroeven à Boucau (64). Le 26 novembre, une projection était proposée dans des locaux municipaux mis à disposition des Ceméa par la ville de Tarnos (40). Ainsi, ce sont 70 jeunes issus d’établissements scolaires et de prise en charge éducative qui a pris part à cette première édition des Échos dans le sud de l’Aquitaine. (Lycée Ramiro Arrué de St Jean de Luz, Accueil Jeune Adolescent de St Vincent de Tyrosse, Unité Éducative en Milieu Ouvert -UEMO-, Centre Éducatif Fermé -CEF-, Établissement de Placement Educatif -EPE-. À noter que ces trois dernières structures, localisées autour de Mont de Marsan, s’étaient mobilisées dans le cadre de notre partenariat avec la PJJ).

    Rapport d’activité adopté lors de l’Assemblée générale de juin 2014 du mouvement des Ceméa.

    La rubrique "un mouvement d’éducation nouvelle " du rapport d’activité